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       October 22, 2018

      En quoi le RGPD profite principalement à Google ?

      Grâce à sa domination sur le marché, le leader du secteur bénéficie d’une présence plus forte sur le marché de la publicité digitale. Bien que le nombre de trackers diminue dans l’ensemble, quelques grands opérateurs de tracking, tels que Google, reçoivent de plus en plus de données utilisateur.

       

      Le règlement général sur la protection des données (RGPD), qui vise principalement à protéger les données à caractère personnel au sein de l'UE, est en vigueur depuis un peu plus de quatre mois maintenant. Mais qu'est-ce qui a changé depuis le 25 mai ? Quel impact le RGPD a-t-il eu sur les trackers et le marché de la publicité en ligne en Europe ? Une étude de basé sur les données de WhoTracks.me répond à ces questions en comparant les statistiques sur les trackers un mois avant et un mois après la mise en application du RGPD.

       

       

      Victoire de Google face aux petits annonceurs

       

      La plupart des trackers collectent des données à des fins publicitaires. Ils veulent récolter un maximum d’informations sur les utilisateurs afin d'afficher des annonces personnalisées. Plus une annonce cible les intérêts de l'utilisateur, plus elle a du succès et plus elle génère de l'argent. Le marché mondial de la publicité digitale représente un volume estimé à 270 milliards de dollars en 2018 et devrait croître de plus de 20% au cours des deux prochaines années. Avant l'introduction du RGPD, le secteur de la publicité s'inquiétait également de l'impact que cette nouvelle réglementation pourrait avoir sur le marché et la concurrence.

      Une comparaison de différents trackers entre avril et juillet révèle une image claire: les « petits » trackers de publicité ont perdu entre 18% et 31% de leur audience. Facebook a subi une baisse d'un peu moins de 7%. En revanche, le leader du marché Google a même pu augmenter d’un peu plus de 1%.

       

      Source: www.whotracks.me

      source : WhoTracks.me

       

      Il y a plusieurs explications possibles à cela:

      • Google et d’autres grandes entreprises de technologies publicitaires disposent d’importantes ressources consacrées à la conformité avec le RGPD.
      • Les rapports indiquent que Google aurait peut-être utilisé sa position de leader pour inciter les éditeurs à réduire le nombre de trackers sur leurs sites et donc le nombre de fournisseurs de technologies publicitaires.
      • Pour ne pas risquer de pénalités, les éditeurs préfèrent jouer la prudence en laissant tomber les acteurs plus petits qui pourraient avoir plus de difficulté à prouver leur conformité.

      Une chose est sûre: Google semble avoir tiré parti de l'incertitude entourant le RGPD pour renforcer sa position de leader sur le marché. Par ailleurs, de nombreux petits concurrents perdent progressivement leur part de marché depuis l'entrée en vigueur du RGPD.

      Moins de trackers par site

      Une tendance similaire peut être observée lorsque l’on examine le marché des trackers dans l’Union Européenne: le nombre moyen de trackers par page a chuté de près de 4% entre avril et juillet. A l’inverse, aux États-Unis, on constate une augmentation de 8% au cours de cette même période.


      Source: www.whotracks.me

      source : WhoTracks.me


      Les effets du RGPD sur le marché des trackers en Europe peuvent être observés sur tout type de sites, et principalement sur les sites qui comportent beaucoup de trackers. Les sites d’information en intègrent en moyenne aujourd’hui 12,4 ce qui représente une baisse de 7,5% par rapport à avril.

      Sur les sites e-commerce, le nombre moyen de tracker a diminué de 6,9%, passant à 9,5 par page. Pour les sites de loisirs, la diminution est de 6,7%, ce qui correspond à 10,7 trackers par page. Une tendance similaire est observée pour presque toutes les autres catégories de sites. La seule exception est les sites bancaires, où l’on a observé une hausse de 7,4% entre avril et juillet.

       

      Source: www.whotracks.me

      source : WhoTracks.me

       

      Bien que le nombre de trackers demandant aux utilisateurs l’accès à leurs données diminue, une infime partie de ces trackers (y compris Google) obtiennent encore plus de leurs données. Ceci est dû en particulier au fait que de nombreuses CMP utilisent une conception UX manipulatrice (dite "Dark pattern") pour inciter les utilisateurs à faire des choix et à prendre des mesures pouvant aller à l'encontre de leurs propres intérêts. Ils trompent les utilisateurs en les obligeant à cliquer sur ces avis de consentement qui posent questions en matière de vie privée et, poussent à «consentir» à tout type de collecte de données.

       

      Ce que le règlement ePrivacy compte améliorer

       

      Afin d’empêcher ces tentatives, de futurs règlements visent à renforcer la vie privée de l’internaute en encadrant le traitement des métadonnées, des adresses IP et autres cookies.

       

      La prochaine opportunité serait le règlement ePrivacy, qui viendra compléter le RGPD. Une avancée essentielle du projet consiste en la protection des métadonnées, qui sont définies comme des « informations sur les données » telles que la date et le lieu à laquelle la donnée est produite (sites web visités, date, heure et localisation d’un appel…). Ainsi, les données relatives non seulement au contenu des communications électroniques (textes, voix, images, vidéos…) mais aussi aux métadonnées ne pourront être exploitées par les prestataires que sous réserve de l’autorisation expresse de la personne concernée ou dans les cas nécessaires visés au règlement. Cela augmenterait la transparence et créerait un marché pour la confidentialité et la conformité où les acteurs de l'industrie se contrôleraient mutuellement.

       

      En fin de compte, les utilisateurs ne devraient pas se fier uniquement aux lois et règlements tels que le RGPD pour protéger leur vie privée. Ils devraient connaître les données qu’ils fournissent. Ainsi, des solutions techniques sous la forme d’outils anti-tracking peuvent aider. Ils empêchent le transfert de données personnelles à des tiers, quels que soient les paramètres de cookies.

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